Le point d’indice augmenté de… 1,5 % !
Ils se moquent de nous !
Augmentation de 10 % de la valeur du point, tout de suite !
Le ministre Guérini a présenté lundi 12 juin des mesures concernant le pouvoir d’achat des agents publics.
Au 1er juillet 2023 :
- c’est une aumône qui, même ajoutée au 3,5 % consentis en 2022, est loin de compenser l’inflation très élevée. De janvier 2022 à mai 2023, l’augmentation des prix a été de 7,6 % !
Rappelons que l’augmentation de 1,5 % du point d’indice ne porte que sur le traitement indiciaire, or, les agents de la Fonction publique d’État ont, en moyenne, près d’un quart de leur salaire rémunéré sous forme de primes, primes qui échappent à toute augmentation !
Ce relèvement du point d’indice correspond à une augmentation de 30,72 euros bruts pour un agent de catégorie B2 échelon 6, d’indice brut 480. - Les trois grades de la catégorie C et les deux premiers grades de la catégorie B ont bénéficié de l’attribution de points supplémentaires (voir grilles au verso), soit 1 à 9 points pour les bas de grilles, ce qui ne règle pas le problème du rattrapage à chaque augmentation du SMIC.
Au 1er janvier 2024 :
- l’attribution de 5 points sur toute la grille au 1er janvier 2024 (soit une augmentation de 25€ brut mensuels).
À partir du 1er janvier, un agent de catégorie C à l’échelon 1 (361 points) devra attendre 15 ans pour arriver à l’échelon 10 (372 points) et gagner 11 points d’indice, soit 54,15 Euros ! En catégorie B, au bout de 8 ans, le gain sera de 4 points soit 19,69 euros ! Qui peut réellement parler de sacrées avancées pour les bas de grilles en matière de progression salariale ?!
Sur la base d’un cas très favorable et qui ne concerne qu’une infime minorité d’agents, le ministre prétend que, sur le second semestre 2023, un agent rémunéré 1712 euros brut par mois (IM 353 en janvier 2023) gagnera jusqu’à 13 % de plus par rapport à janvier 2023. Or, même dans ce cas archi exceptionnel, un gain de rémunération de 13 % n’est pas 13 % de gain de pouvoir d’achat ! Avec une inflation de 7,6 %, le gain de rémunération maximal passe de 13 % à 5,4 % !
Et rappelons que, depuis 2000, les fonctionnaires ont perdu 27,5 % de pouvoir d’achat.
On l’aura compris, ces mesures salariales sont du saupoudrage et ne sont pas le reflet de mise en place d’une politique salariale de juste rémunération du travail accompli dans la Fonction publique.
La colère monte chez tous les personnels. Ils n’acceptent pas l’effondrement sans fin de leur pouvoir d’achat, tout comme ils n’acceptent toujours pas les deux ans fermes imposés par la réforme des retraites.
Dans ce contexte, FO ESR exige :
FO ESR invite les personnels à se réunir dans les établissements et les services pour adopter des motions rappelant les revendications et à préparer la mobilisation pour les faire aboutir.





