FO ESR est présent dans les Universités, les IUT, les IUFM, les Ecoles d'Ingénieurs, les Grands Établissements, au CNRS, à l'INRAE, à l'IRD, à l'INSERM, dans les CROUS etc...
Il a vocation à syndiquer tous les personnels de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche quels que soient leurs statuts et leurs catégories.
Actualité

Intervention de Gilles Bourhis pour FO ESR au rassemblement LPR du 21 septembre

Aujourd'hui s'ouvre l'examen à l'assemblée nationale du projet de loi de programmation de la recherche. Nous sommes rassemblés à l'appel de nombreuses organisations de personnels et d'étudiants pour dire que nous n'en voulons pas, que nous demandons l'abandon de ce projet de LPR.

A toutes les étapes du processus d'élaboration de la loi, FO ESR n'a cessé de condamner les objectifs de ce projet. Quasiment tous les articles de cette loi menacent l'avenir de l'enseignement supérieur et de la recherche. Cette loi poursuit les objectifs des réformes précédentes, notamment en instaurant définitivement l'ANR comme le centre du financement de la recherche en France. Cette loi poursuit les objectifs de destruction des statuts des personnels en généralisant la contractualisation, c'est à dire la précarité, notamment avec l'article 3 sur les chaires juniors et l'article 6 sur les contrats de projets.


CNESER du 15 septembre 2020

Déclaration préalable

Pour FO ESR cette rentrée est celle de tous les dangers, non seulement pour les personnels et les étudiants mais pour l’université elle-même. En effet non seulement le ministère maintient ses projets de régression mais la rentrée qu’il promeut accentue la dégradation du service public d’enseignement supérieur et de recherche.

La LPR maintenue, le projet doit être retiré !


L’urgence budgétaire est à la prise en charge des besoins immédiats dans l’enseignement supérieur et la recherche.

Le projet de loi de programmation de la recherche (LPR) ne répond pas aux revendications des personnels et des étudiant·es, il doit être abandonné !

L’épidémie de la COVID-19 et sa gestion par le gouvernement ont un impact considérable sur notre système d’enseignement supérieur et de recherche. La rentrée universitaire 2020 s’annonce catastrophique, avec des dizaines de milliers de nouveaux étudiant·es dans le supérieur sans que les universités n’aient les moyens de les accueillir. Cette situation est notamment le résultat de plus de dix ans de restrictions sur le nombre de postes d’enseignant·es-chercheur/ses, de personnels ingénieur·es, technicien·nes, administratif/ves, ouvriers, de bibliothèque… Il aurait fallu recruter des dizaines de milliers d’agents et construire de nouveaux locaux depuis longtemps ; c’est d’autant plus prégnant et urgent maintenant que les conditions sanitaires nécessitent de dédoubler les amphis, les TD et TP ! Dans la recherche publique, les moyens manquent pour permettre aux laboratoires de relancer les recherches qui ont été mises entre parenthèses pendant les mois du confinement. Faute des postes de chercheur/ses et ingénieur·es et technicien·nes, la plupart des jeunes dans la recherche ont pour seul horizon l’incertitude, avec au mieux, la précarité de l’emploi.