Circulaire CNOUS de mise en œuvre de la généralisation du repas à un euro
« Quand c’est flou, il y a un loup... »
À moins de 3 semaines de la généralisation du repas à 1€ dans les CROUS (prévue dès le 4 mai 2026), la circulaire nationale de « mise en œuvre de la généralisation du repas à un euro » n’apporte aucune garantie aux personnels des CROUS.
Sur l’activité elle-même, la circulaire ne tranche pas sur des aspects pourtant cruciaux pour le service :
- Ambiguïté d’une mise en œuvre obligatoire de la « formule 1€ » dans l’ensemble des RU et « tant que de besoin » dans les autres points de vente CROUS.
- Limitation à un repas/étudiant sur la pause méridienne, sans précision sur la gestion de la commande et du paiement du deuxième repas/service du soir.
- « Formule 1€ = 1 plat + 2 périphériques », sans préciser comment gérer les périphériques annexes.
- « Maximiser l’accès des publics prioritaires » (étudiants boursiers) sans préciser comment.
Sur les conditions de travail des personnels, la circulaire confirme une hausse à prévoir de l’activité et des cadences, une densification de l’activité.
Face à ces prévisions,
au mieux, la circulaire réinvente l’eau tiède :
- organisation des flux,
- répartition du temps de travail annuel selon l’activité,
- possibilité de tutorat,
- plonge « participative »,
- formation à la gestion des conflits,
ou émet des déclarations d’intention, des vœux pieux, sans garanties sur les moyens indispensables requis :
- renouvellement des équipements,
- allocation de ressources [humaines] supplémentaires,
- renforcement de la médecine de prévention, etc.
Au pire, elle prétend rassurer avec des leviers qui en réalité renforcent les inquiétudes :
- externalisation de certaines missions,
- hybridation ( ?) des ressources humaines,
- recours à l’automatisation
- et même recours à l’IA (!)
Concernant la valorisation des personnels, la circulaire ne fait que rappeler les dispositifs existants (primes, heures sup’) sans aucune dotation supplémentaire.
À propos des recrutements et de l’autorisation d’emplois, c’est confirmé, le plafond d’emploi du réseau reste bloqué !
Le CNOUS est censé arbitrer dans les prochains jours la « redistribution » entre CROUS des 204 ETP « non consommés » par le réseau en 2025 (aucune transparence sur la réalité de cette « sous-consommation »). De plus rien ne garantit qu’il n’y aura pas de redéploiements entre secteurs d’activités.
Face à cet enfumage, FOESR maintient ses revendications :
-> Relèvement dès 2026 de l’autorisation d’emplois du réseau (à hauteur minimale de 500 postes).
-> Recrutements pérennes dans tous les secteurs d’activité.
-> Relèvement des crédits d’investissement à hauteur des besoins.
-> Valorisation indemnitaire de l’ensemble des personnels des CROUS, qui sont tous impactés.
Nous appelons l’ensemble des personnels des CROUS à se réunir et à mettre en discussion dès maintenant la grève à la rentrée de septembre 2026.



