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Communiqué SNPREES-FO et SupAutonome FO du 20 janvier 2016

Dans chaque Université, dans chaque établissement d’Enseignement supérieur et de Recherche, les personnels et les étudiants sont confrontés aux conséquences de la mise en œuvre des mesures et budgets gouvernementaux.
Dans chaque établissement, les personnels combattent contre ces mesures, et multiplient les initiatives auprès des Présidents et Directeurs.

Le SNPREES-FO et SupAutonome FO prennent l’initiative de publier régulièrement les informations que leurs syndicats leurs transmettent, pour contribuer à unifier la résistance des personnels contre la dislocation imposée par l’autonomie instituée par la loi LRU, puis aggravée par la loi Fioraso de territorialisation (avec notamment la mise en place des COMUE).

Bordeaux : les conséquences de la fusion et de la mise en place de la ComUE

Après la fusion de trois des quatre universités bordelaises au sein de la Nouvelle Université de Bordeaux (NUB) en 2014, la ComUE Aquitaine se met en place en conséquence de la loi Fioraso, et malgré l’avis négatif des CT consultés ainsi que du CNESER.

Le SNPREES-FO avait pris position contre cette fusion. Aujourd’hui qu’elle est effective, un premier état des lieux confirme les conséquences dramatiques de cette fusion sur les conditions de travail des personnels : « rationalisation » des offres de formation, gel de postes, égalisation des conditions de travail par le bas, licenciement de contractuels, mobilité forcée… Les personnels soumis à une mobilité forcée ont ainsi dû candidater sur les postes vacants, et ils ont souvent perdu les primes associées à leur ancien poste dans ce processus. De plus, pour mettre en place cette « NUB », les personnels ont subi une augmentation de leur charge de travail avec les multiples réunions destinées à organiser la fusion. Ces missions floues qui leur sont imposées en plus des missions de leur poste pèsent sur eux, et la médecine du travail fait face à un afflux de salariés en détresse.

Dans ce contexte, la COMUE est une nouvelle attaque frontale contre les établissements, leurs personnels et leurs étudiants : fermetures de formations, mutualisations de services, fermetures et fusions de laboratoires… C’est une nouvelle attaque contre les garanties statutaires des personnels, leur liberté pédagogique et de recherche, contre les droits et garanties gagnés dans chaque établissement.

C’est pour ces raisons que SupAutonome-FO et le SNPREES-FO réaffirment leurs revendications : maintien des statuts nationaux et des garanties qui leur sont attachées, aucun gel de postes, renouvellement de tous les contrats de non-titulaires, et création des postes de fonctionnaires d’Etat nécessaires, arrêt immédiat des restructurations, et maintien des établissements, des composantes, des sites, et des formations !

Rennes : la menace de la grève arrache la publication d’un poste

Dans un contexte de gel massif des postes (25 postes d’enseignants-chercheurs gelés sur l’Université Rennes 1), l’UFR de philosophie est particulièrement touchée. En 5 ans, ses effectifs ont baissé de 30% pour se réduire à 8 enseignants-chercheurs. Dans le même temps, les effectifs étudiants se sont maintenus, et l’UFR a ouvert de nouveaux diplômes.

Les collègues de l’UFR ont donc décidé à l’unanimité d’une grève de deux jours pour obtenir la publication de deux postes gelés, mouvement que FO a soutenu.

Le résultat ne s’est pas fait attendre : la Présidence de Rennes 1 a immédiatement repris la discussion avec l’UFR. Et cette discussion a permis la publication d’un de ces deux postes. Les collègues ont levé leur préavis.

La seule menace d’une grève a fait reculer la Présidence, sur la base de la mobilisation de l’ensemble des collègues de l’UFR. Cela illustre clairement, dans cette période de gels massifs des postes et d’attaques tous azimuts contre nos statuts, que la constitution d’un rapport de force permet d’arracher la sauvegarde de nos conditions de travail.

Grève le 26 janvier

SupAutonome-FO et le SNPREES-FO sont au coté des personnels qui résistent aux attaques.
Partout les services publics sont mis à mal et les personnels sont attaqués. La question se pose d’une riposte d’ensemble pour bloquer ces contre-réformes, pour obtenir les moyens nécessaires au fonctionnement des établissements et en finir avec le blocage des salaires et des carrières.

Les fédérations de fonctionnaires FO, CGT et SOLIDAIRES appellent à la mobilisation le 26 janvier. Le SNPREES-FO et SupAutonome-FO soutiennent cette mobilisation et avec la FGF-FO, appellent à la grève le 26 janvier pour peser et faire aboutir nos revendications.