Le président du CNRS a-t-il vocation à faire pression sur le vote des personnels CNRS et à s’ingérer, au nom de son établissement, dans des élections universitaires ?
Le SNPREES-FO et Supautonome-FO ont pris connaissance d’un message électronique du président du CNRS, M. Alain FUCHS, adressé au président actuel de l’Université Pierre-et-Marie-Curie (UPMC), M. CHAMBAZ, actuellement tête de liste pour les élections aux conseils centraux de cette Université et candidat à la réélection.
Dans ce message, le président du CNRS écrit : « Le CNRS soutient la liste « Réunis » que vous portez pour les élections prochaines et forme des vœux pour votre ré-élection à la Présidence de l’Université Pierre et Marie Curie dans les conditions les meilleures pour vous et l’ensemble de vos colistiers dans les trois conseils. »
Ce message n’a aucun caractère privé puisque, le 12 février, il a été répercuté à tous les agents du CNRS travaillant à l’UPMC par les instances officielles du CNRS, en l’occurrence la délégation régionale de Paris B.
Le SNPREES-FO et Supautonome-FO condamnent cette ingérence du Président du CNRS dans des élections universitaires, l’usurpation par le président du CNRS d’un pouvoir d’expression des souhaits supposés de l’établissement qui ne lui est pas dévolu dans de tels cas, enfin la pression inadmissible sur les agents CNRS électeurs.
Le président du CNRS mesure-t-il l’impact de son soutien sur la sincérité du scrutin et du risque de recours en annulation qu’il fait peser sur ces élections ?
Le SNPREES-FO et SupAutonome-FO demandent que le président du CNRS retire ces affirmations et déclare publiquement que le CNRS ne soutient aucune des listes en présence dans l’élection qui va avoir lieu à l’UMPC. Il en va de la crédibilité du CNRS et de son indépendance par rapport aux jeux de pouvoir politico-scientifiques à l’échelle locale.



