Retrait du projet de loi Travail : tous en grève et à la manifestation nationale le 14 juin
Annulation de 256 M€ de crédits, RIFSEEP : dans l’ESR comme ailleurs, il faut bloquer cette politique !
Loin de refluer, la mobilisation pour le retrait du projet de loi Travail s’élargit et s’enracine, ce qui répond au premier ministre qui ose s’interroger sur la pertinence de la mobilisation.
Un gouvernement qui n’écoute pas les syndicats, qui se désintéresse de l’avis des citoyens et qui utilise autoritairement le 49.3 comme sur la Loi travail, porte une large responsabilité dans la dégradation du climat social.
Le gouvernement, le MEDEF et la CFDT veulent faire croire que les fonctionnaires ne seraient pas concernés ? Mais l’inversion des normes qui fait exploser le code du travail et qui place les accords d’entreprise au centre, c’est la même politique inacceptable que l’autonomie des universités qui permet aux présidents d’essayer d'imposer des statuts locaux, de contourner les règles nationales encore existantes. Comment croire qu'une fois les garanties nationales du Code du travail et des conventions collectives de branche détruites dans le secteur privé, le statut national de la fonction publique ne sera pas lui aussi visé ?
C’est la même politique avec le pacte de responsabilité et ses 50 Milliards de coupes dans les services publics qui vient de se concrétiser par l’annulation de 256 M€ de crédits pour l’enseignement supérieur et la recherche, frappant particulièrement les organismes de recherche avec 134 M€ d'annulation. Comme l’ont dénoncé les prix Nobel français, les conseils scientifiques de plusieurs organismes, le CNESER, cette décision aura de graves conséquences pour la recherche en France.
C’est la même politique avec le RIFSEEP, réforme des primes aggravant l’individualisation des rémunérations contre la logique statutaire de fonction publique de carrière. Suite à la mobilisation contre le RIFSEEP, le MENESR a demandé au ministère de la fonction publique que les corps ITRF et IT des ESPST soient exemptés, le ministère de la fonction publique doit maintenant accéder à cette demande et exempter aussi les autres catégories !
C’est la même politique avec un premier ministre qui a imposé dans la fonction publique l'application du protocole minoritaire PPCR (suppression des réductions d’ancienneté, allongement notable des carrières au motif que les récentes réformes repoussent l’âge de la retraite).
C’est la même politique de surdité avec l’agenda social de l’enseignement supérieur et de la recherche où les représentants du ministère n’entendent aucune des demandes des syndicats et un ministère qui décide de ne pas donner les moyens aux CHSCT de fonctionner contre l’avis unanime du CTMESR.
C’est le moment de se mobiliser !
Le SNPREES-FO appelle les personnels à se réunir en assemblées générales pour débattre des revendications, des modalités d’actions, de la grève et de sa reconduction, et à préparer la montée à la manifestation nationale le 14 juin appelée par CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL pour le retrait du projet de loi Travail.



