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Communiqué SNPREES-FO du 7 septembre 2016

En cette rentrée universitaire, les problèmes auxquels sont confrontés les personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche sont multiples.

 

Restructuration de l’ESR

Les COMUE, qui nous ont été présentées au départ comme permettant de choisir le degré de collaboration entre établissements, ne sont de plus en plus qu’une étape, un des éléments d’une politique de concentration. Les jurys des IDEX et des I-SITE, nommés par le Commissariat Général à l’Investissement (CGI) dans le cadre des Programmes d’Investissement d’Avenir (PIA), totalement déconnectés des universitaires et même du MENESR, imposent par le chantage des « gouvernances intégrées », en clair des fusions.

C’est le cas dernièrement entre les quatre universités de Lyon et de Saint-Etienne. Les pressions amènent aussi à un risque de démembrement de certains établissements avec des bouts d’établissement qui se trouveraient dans le périmètre financé, le reste ne l’étant pas, comme dans la COMUE Paris-Est, où la résistance des personnels a pour l’instant fait reculer le projet de fusion. Ces restructurations se font alors que les établissements font face à une augmentation forte des effectifs étudiants, avec un nombre de gels de postes important et des mesures d’économies partout, avec aussi la mise en place de "la nouvelle licence", ce qui multiplie les difficultés pour organiser la rentrée.

Attaque contre les statuts

La réforme du RIFSEEP pour les ITRF, ITA des EPST et personnels des bibliothèques, imposée par le revirement du ministère (qui avait d’abord accepté l’idée de défendre une exemption), est une menace pour les personnels. Ce que ne disent pas certains syndicats qui réclament un passage dès le 1er janvier 2017, c’est que cette réforme, qui passe par une cotation des postes, implique une individualisation accrue, la prime de base n’étant plus forcément la même à grade égal. Le ministère a annoncé une application différée, vers fin 2017 et qu’il y aurait une augmentation des enveloppes budgétaires au moment du passage. FO, qui continue de s’opposer au RIFSEEP, revendique l’augmentation immédiate des primes existantes.

Mais plus généralement, la revendication salariale de FO, avec sa fédération de fonctionnaires, la FGF-FO, est l’augmentation de 8% de la valeur du point d’indice et l’attribution de 50 points pour tous.

La réforme fonction publique PPCR ne répond pas non plus à cette revendication. Pour les catégories C et B, elle se traduit par la fin des échelons accélérés, donc des carrières plus longues, et une réforme essentiellement auto-financée, entre autres par l’augmentation d’année en année des prélèvements pour pension civile. Pour les catégories A, les enseignants sont menacés par une réforme de l’évaluation qui ressemble fort à la réforme Chatel de 2012 qui avait été abandonnée. Pour les autres filières, FO défendra le principe de parité des grilles à niveau d’embauche équivalent. Les modifications des grilles peuvent également s’accompagner d’autres attaques statutaires comme pour les enseignants, par exemple pour les enseignants-chercheurs où le ministère n’a pas abandonné l’idée d’aller jusqu’au bout de la réforme qu’il a engagée en 2009.

S’organiser pour défendre les revendications

Alors que le gouvernement passe en force avec le 49.3 permanent, l’état d’urgence et tente de détourner les salariés de leurs revendications en faisant la promotion d’ « une culture permanente du risque et de la sécurité » (N. Vallaud Belkacem), le SNPREES-FO appelle l’ensemble des personnels à se réunir pour établir les revendications et décider les initiatives.

Le SNPREES-FO, sur la base des revendications urgentes, appelle à préparer la mobilisation interprofessionnelle du 15 septembre pour l’abrogation de la loi travail à l’appel de FO, CGT, FSU, SUD, UNEF, FIDL, UNL.