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L’argent destiné à l’emploi des travailleurs handicapés détourné par… l’État ! Montant du préjudice : 30 millions d’euros.

Le SNPREES FO et SupAutonome-FO demandent que cesse ce scandale

Les travailleurs handicapés bénéficient d’un organisme spécialisé le FIPHFP (fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique). Les sommes collectées proviennent des contributions des employeurs publics qui ne satisfont pas à l'obligation d'emploi de 6 % de travailleurs handicapés. Le fonds finance en contrepartie des aides destinées à favoriser l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (suivi personnalisé, aménagement des postes de travail, formations professionnelles adaptées, mise à disposition d'auxiliaires de vie, etc.)

Le FIPHFP ne peut donc mener sa mission que grâce aux contributions des organismes publics, et ils sont nombreux hélas, qui ne respectent pas l’obligation d’emploi des personnes handicapés. Rappelons que le Ministère de l’Éducation nationale en est totalement exempté alors même qu’il atteint péniblement 2,32 % (en 2015) de travailleurs handicapés.

Depuis 2008, les universités ne versaient déjà qu’un tiers de leur amende car beaucoup ne satisfaisaient toujours pas au seuil des 6%. Le Premier Ministre avait informé en janvier le FIPHFP que cette dérogation prendrait fin cette année, et que les universités concernées verseraient la totalité de leur contribution.

Or, pour la rentrée, la Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a annoncé aux Présidents d’université la prolongation de la dérogation ; manque à gagner : 30 millions d’euros. Tout cela au nom de la sécurisation des universités que le gouvernement n’est pas en état d’assumer.

Pour le SNPREES-FO et SupAutonome-FO, il est scandaleux de détourner les fonds alloués à l’emploi des travailleurs handicapés pour assurer la soi-disant sécurisation des universités.

  • Pour le rétablissement immédiat des crédits au FIPHFP
  • Contre le désengagement croissant de l’État vis-à-vis des universités conséquence des lois LRU, Pécresse et Fioraso.

Le SNPREES-FO et SupAutonome-FO réaffirment leurs revendications :

  • La mise en place d’une politique active et volontariste d’aide à l’emploi des personnes handicapées au sein du Ministère de l’Éducation nationale de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
  • Le respect du décret n° 2006-501 du 3 mai 2006 garantissant le financement du FIPHFP.
  • Une réévaluation du taux fixé à 6% d’emploi des personnes handicapées alors que celles-ci représentent plus de 20 % de la population active.

Montreuil, le 28 septembre 2016