Inacceptable ! Retrait !
Près d’un million : 180 000 à Paris, 60 000 à Toulouse, 6 000 à Albi, 4 000 au Puy en Velay, 4 000 à Angers, 2 500 à Saintes… Des cortèges toujours aussi déterminés, mêlant salariés du public et du privé, ont encore défilé ce mardi 10 décembre dans toute la France : « on ne lâchera rien jusqu’au retrait de la réforme Macron ! Et qu’est-ce qu’on fait demain ? On reconduit ! »
C’est cette même détermination qui a traversé les centaines d’assemblées générales qui se sont tenues avant ou après les manifestations.
Ce qui s’exprime partout dans le pays, dans les AG, dans les manifestations c’est la volonté d’élargir la grève partout jusqu’au retrait du plan Macron-Delevoye. La grève est puissante à la SNCF et à la RATP et de nombreux secteurs entrent en grève dans le privé et dans le public. Dans l’Education Nationale, des milliers de personnels représentant des milliers d’écoles, d’établissements et services ont voté à l’écrasante majorité la reconduction de la grève, à Blois, à Angoulême, à Toulouse, à Clermont-Ferrand, à Bordeaux, à Paris…
Dans l’enseignement supérieur et la recherche, les AG se multiplient, la participation de cortèges d’universités ou de centres de recherche comme l’INRA dans les manifestations a augmenté mardi 10 et des AG reconduisent la grève à une large majorité dans un nombre en augmentation d’établissements ou centres.
Les annonces d’aujourd’hui sont un aveu : reculer la date d’application suivant les générations, confirme qu’il n’y a que des perdants dans le nouveau système et que le gouvernement veut diviser entre ceux qui échappent à la réforme, ceux qui y échappent en partie et les plus jeunes qui n’y échapperont pas. Il s’agit bien de limiter à 14 % du PIB les dépenses pour les retraites ! Inacceptable !
Etendre les mesures "pénibilités" du privé au public reste une régression considérable. Les catégories dites "actives" de la fonction publique seraient toujours sacrifiées ! Inacceptable !
Quand aux promesses d’augmentation des primes pour les catégories les plus perdantes de la fonction publique, dans l’Education nationale et dans l’Enseignement supérieur et la recherche, coté rémunérations, elle ne représentent pas grand-chose à côté de tout l’argent qu’ils nous doivent depuis des années de blocage du point d’indice. Et pour la retraite, au mieux cela limite un peu la casse, mais la perte de la pension basée sur les six derniers mois de traitement varie de 20 à 40 % !
Personne ne peut accepter une amputation de 40% de sa pension ! Personne ne peut accepter l’instauration d’un âge pivot renommé âge d’équilibre à 64 ans ! Inacceptable !
Les AG qui ont reconduit hier, « quelles que soient les annonces du gouvernement » montrent la voie : pour les faire plier, il faut la grève jusqu’au retrait de la réforme des retraites.
Face à l’amplification de la mobilisation, notamment de la grève reconductible, les annonces d’aujourd’hui sont aussi un aveu de faiblesse du gouvernement, il se sait isolé, son opération de recul, très limitée, pour conserver le coeur de la réforme, ne nous divisera pas et au contraire doit nous encourager à approfondir encore la grève : Retrait ! Retrait !
FO ESR appelle les personnels à poursuivre et amplifier les AG tous les jours pour décider la grève, la reconduire jusqu’au retrait et organiser sa généralisation.
Montreuil, le 11 décembre 2019



