PRAG-PRCE : mobilisation réussie, la ministre doit entendre les revendications !
Lundi 11 septembre des milliers de PRAG-PRCE et assimilés se sont mobilisés dans toute la France pour redire qu’ils ne cèderaient pas face au refus de la ministre d’entendre leurs revendications, en particulier concernant le réalignement de leur prime statutaire de base sur celle des enseignants-chercheurs. FO ESR était avec les PRAG-PRCE dans cette mobilisation, initiée par le Collectif 384.
Des milliers de collègues mobilisés, notamment dans les IUT
Les rassemblements, souvent médiatisés, ont été très largement rejoints. Plus de cent PRAG-PRCE à Grenoble, Montpellier, Toulouse, Bordeaux, des dizaines dans presque tous les IUT de France, sans compter les motions ou les messages de soutiens de collègues isolés.
Bien souvent, les étudiants manifestent leur solidarité, venant soutenir leurs enseignants, comme à Montpellier.
Une détermination maintenue, avec des actions fortes
Face à leurs mobilisations et actions, la ministre a été contrainte de reculer en accordant un relèvement du montant cible de la prime de base (la PES), à 4200 euros en 2027. Est-ce pour autant suffisant ? Chacun convient que non : la principale revendication, celle de l’alignement sur le montant cible de 6400 euros de la prime des enseignants-chercheurs, n’est toujours pas satisfaite. D’autres mesures seraient en cours, comme une grille d’évaluation spécifique aux enseignants du supérieur en vue des promotions, mais il n’y a aucune garantie sur des contingents de promotions au moins équivalents à ceux des collègues du Secondaire. Quant aux montants stratosphériques du « plafond » de la PRP, personne ne croît qu’ils pourraient être atteints alors que les ponctions des mesures d’austérité vont rendre exsangues les budgets des universités.
Les démissions des diverses charges et responsabilités, souvent remises collectivement (comme dans les IUT Bastide et de Gradignan à Bordeaux), ne seront donc pas reprises, les collègues continueront à ne faire « que » leur travail, les 384 H et rien d’autre.
Dans beaucoup d’IUT comme en STAPS, les PRAG-PRCE ont décidé de ne plus faire toutes les tâches non payées qu’ils assumaient, en particulier les emplois du temps. Ainsi, entre autres exemples, dans des départements des IUT de Montpellier, Vélizy, Lorient, Caen, Nantes, ou en STAPS à Brest et à Nantes. Ce sont des dizaines de départements d’IUT qui sont en réalité à l’arrêt. Pas d’emplois du temps, pas de cours !
Toutes ces tâches innombrables, assumées en raison du sous-recrutement d’agents BIATSS pour les tâches d’appui, en particulier en secrétariat, ils ne les assumeront plus.
Peut-être alors le ministère se rendra-t-il compte qu’il faut recruter et que la prime, même rehaussée à 6400 euros, n’est qu’une bien faible compensation.
La question de la grève franche et de manifestations d’envergure se pose
Partout se pose la question de savoir comment continuer, comment gagner. Dans les IUT de La Rochelle, de Saint-Étienne, la question de la grève est posée dans les discussions. La motion de l’IUT de Vélizy envisage une manifestation nationale devant le ministère (voir ici la motion de l’IUT de Vélizy).
C’est aussi la question du pouvoir d’achat qui se pose, pour tous !
Contrairement à ce que le ministère ou ses divers relais tentent de faire croire, la solidarité avec les PRAG-PRCE est totale et souvent explicite, notamment de la part des enseignants-chercheurs, comme le montrent des motions de divers départements où ces derniers sont nettement majoritaires (histoire à Saint-Étienne, par exemple) comme les motions unanimes de CA d’universités, où les enseignants-chercheurs sont en nombre.
Chacun comprend que le sort fait aux PRAG-PRCE est aussi le sien. Être sous-rémunéré pour des tâches de plus en plus nombreuses, c’est exactement ce que refusent aussi les collègues des enseignements primaire et secondaire en refusant le « PACTE » N’Diaye/Attal. Chacun voit sa rémunération s’effondrer sous les coups de l’inflation.
Ça suffit !
Soutenons les PRAG-PRCE, rejoignons-les dans leur juste combat pour leur prime et leurs promotions, et réclamons 10 % pour tous, tout de suite !
FO ESR appelle tous les personnels à se réunir en heures d’information syndicales, en AG, à rejoindre toutes les mobilisations qui vont être proposées dans les prochains jours, à poser la question de la grève, la grève pour gagner, en particulier sur les rémunérations, sur les conditions de travail, sur les postes, sur les retraites !

Rassemblement à Saint-Etienne avec le Collectif 384 et FO ESR
13/09/23



