FO boycotte le CNESER du 18 novembre 2020

La dernière mouture de la loi de programmation de la recherche (LPR) a été adoptée le 9 novembre par la commission mixte paritaire (CMP) de l’Assemblée Nationale et du Sénat, puis par l’Assemblée Nationale le 17 novembre.

Sous la pression, le gouvernement a renoncé à museler, limiter, les libertés académiques ; nous nous en félicitons.

Le retour à une programmation sur 10 ans confirme qu’il n’est pas question d’atteindre 1 % du PIB consacré à la recherche publique.


La Loi de programmation de la recherche
s’attaque aux libertés et aux statuts du personnel.
Etendons la mobilisation pour qu’elle reste lettre morte !

Le gouvernement a annoncé le 1er février 2019 sa volonté de faire voter une loi pluriannuelle ambitieuse pour développer la recherche. Nous assistons au mois de novembre 2020 au dénouement de près de deux ans de « maturation » d’une loi destructrice pour l’ESR.

Le contenu de la loi de programmation de la recherche (LPR) et ses orientations néfastes avaient déclenché parmi les personnels un puissant mouvement de protestation, marqué par une journée d'action très suivie le 5 mars 2020, des assemblées générales très nombreuses et encore hier (17 novembre), en plein confinement, plus de 1200 personnes place de la Sorbonne à Paris.


Coups de poignards dans le dos des personnels

Après nous avoir éloignés de nos lieux de travail et d’échanges,
ce gouvernement veut sacrifier la recherche et l’avenir de la jeunesse

Et il voudrait interdire toute contestation !

La dernière mouture de la loi de programmation de la recherche (LPR) a été adoptée le 9 novembre par la commission mixte paritaire (CMP) de l’Assemblée Nationale et du Sénat.

Sous la pression, le gouvernement a renoncé à museler, limiter, les libertés académiques ; nous nous en félicitons.


Soutien à la grève de l’Education Nationale du 10 novembre

Dans l’éducation nationale comme dans l’enseignement supérieur et la recherche le manque de moyens devient insupportable dans la situation de crise sanitaire que nous vivons.

Dans l’Education nationale les organisations syndicales appellent dans l’unité à la grève le 10 novembre pour le recrutement des personnels nécessaires.


Le Sénat a voté des amendements qui aggravent encore le projet de LPR.
Le projet de LPR doit être abandonné!

L’examen parlementaire de la LPR se poursuit et l’opposition ne faiblit pas. Sur tous les éléments importants qui fondent notre opposition à cette réforme, il est de notre devoir de continuer à faire vivre le mouvement de contestation. Notre colère s’est accrue avec l’adoption par le Sénat de plusieurs amendements. Non seulement le Sénat a validé la mise en place des dispositifs que sont les chaires juniors et les contrats de projets qui remettent en cause nos statuts et renforcent la précarité, mais les amendements nouveaux vont encore plus loin dans les attaques contre nos statuts et le démantèlement de l’enseignement supérieur et de la recherche publique.

L'amendement 234 modifie notamment l’article L 952-2 du Code de l’éducation pour assujettir les libertés universitaires au “respect des valeurs de la République” ce qui est une atteinte pure et simple à notre liberté d’expression, liberté indispensable à l’exercice de nos missions.