Loi de programmation de la Recherche : le dessous des cartes.
Les chercheurs et les universitaires, les personnels techniques et administratifs de l’ESR, gardent en mémoire les propos provocants du PDG du CNRS après des mois de mobilisation contre le projet de Loi de programmation de la recherche (LPR) : « Il faut une loi ambitieuse, inégalitaire - oui, inégalitaire, une loi vertueuse et darwinienne, qui encourage les scientifiques, équipes, laboratoires, établissements les plus performants à l'échelle internationale, une loi qui mobilise les énergies » (Les Echos, 26/11/2020).
"Loi ambitieuse" ou mise en extinction du financement récurrent ?
Dans le sillage de la LPR (chap. 2)
Accès au corps des professeurs :
de nouvelles attaques contre le CNU, l’HDR, l’agrégation !
La LPR disposait dès sa première rédaction que les « professeurs juniors » en contrat sur les « chaires » à eux destinées par les établissements pourront être recrutés dans le corps des professeurs sans qualification ni HDR.
On s’en souvient, c’est un amendement sénatorial qui a introduit la suppression de la qualification par les sections du CNU pour accéder aux postes de professeurs des universités. Mais le Ministère apporte toute sa caution à cette disposition, comme le montre le projet de décret d’application qu’il a présenté aux organisations syndicales. Faute de pouvoir faire disparaître le terme de qualification de toutes ses occurrences législatives et réglementaires, le décret en vient à désigner les MCF titulaires comme étant « réputés qualifiés » !
Dans le sillage de la LPR (chap. 1)
Des décrets qui orchestrent de nouvelles attaques !
La LPR ne bouleverse pas seulement toutes les structures et les emplois futurs de la recherche (en les disloquant les premières et contractualisant les seconds), elle comporte aussi des dispositions modifiant les situations des contractuels et les statuts des universitaires et chercheurs déjà recrutés.
D’ores-et-déjà, il est possible de tirer quelques enseignements des réunions de présentation de ce que le Ministère présente comme des « décrets d’application ». Comme on le verra, ils vont bien au-delà de la seule application de la LPR.
Peut-on parler d’une « revalorisation des rémunérations » des IT des établissements publics de recherche ?
Avec le protocole d’accord lié à la loi de programmation de la recherche (LPR), on annonce que les personnels ingénieurs, techniciens et administratifs vont voir leur rémunération revalorisée et qu’ils vont par ailleurs bénéficier d’une réévaluation de leurs primes.
S’agit-il de compenser les pertes de pouvoir d’achat subies par tous les personnels ou d’aggraver le cadre des primes RIFSEEP, pour individualiser davantage les rémunérations et attaquer le droit à une progression de carrière ? FO ESR dénonce également des effets pervers du protocole qui contribuent à diviser les personnels.
Madame Frédérique VIDAL
Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
Objet : Application de la décision du CE / dialogue social au MESRI
Madame la Ministre,
Dans sa décision du 16 avril, le Conseil d’État vient de confirmer de façon définitive le premier jugement du tribunal administratif. Le Conseil d’État confirme que la Ferc-CGT, organisation représentative au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, ne peut être écartée de toute réunion portant sur les rémunérations et les carrières.
Lire la suite : Courrier FO ESR à Mme Vidal du 30 avril 2021



