Les enseignants et les étudiants ne sont pas des cobayes :
NON à la pérennisation du « distanciel » !
FO ESR l’a dénoncé depuis plusieurs mois : la crise « Covid » et l’interdiction des cours sur site décrétée par le gouvernement servent de cheval de Troie pour imposer un autre modèle d’université, modèle dont on peut même se demander ce qu’il a encore d’universitaire.
Plutôt que d’écouter la revendication de réouverture des universités et de mettre pour cela les moyens nécessaires, le gouvernement - parfois secondé par d’autres instances - cherche à imposer la pérennisation du distanciel. L’ « hybridation » et d’autres formes dégradées (apparemment moins radicales que le « distanciel » total) n’en sont pas moins destructrices sur le plan pédagogique et sur le soutien apporté aux étudiants en précarité matérielle et psychologique.
Collèges d’Experts : Recul partiel du ministère
Non aux experts, Oui aux représentants des personnels
Dans le cadre de la loi de transformation de la Fonction publique, les CAP perdent leurs prérogatives les plus importantes, notamment en matière de promotions et de mutations.
Les ministères de l’Education nationale et de l’ESR, dans le cadre des lignes directrices de gestion (LDG), ont souhaité mettre en place des experts, en lieu et place des commissaires paritaires. FO, opposé à la loi de transformation de la Fonction publique et à la disparition des prérogatives des CAP, a aussi voté contre les LDG au CTMEN et au CTMESR.
Loi de programmation de la Recherche : le dessous des cartes.
Les chercheurs et les universitaires, les personnels techniques et administratifs de l’ESR, gardent en mémoire les propos provocants du PDG du CNRS après des mois de mobilisation contre le projet de Loi de programmation de la recherche (LPR) : « Il faut une loi ambitieuse, inégalitaire - oui, inégalitaire, une loi vertueuse et darwinienne, qui encourage les scientifiques, équipes, laboratoires, établissements les plus performants à l'échelle internationale, une loi qui mobilise les énergies » (Les Echos, 26/11/2020).
"Loi ambitieuse" ou mise en extinction du financement récurrent ?
Dans le sillage de la LPR (chap. 2)
Accès au corps des professeurs :
de nouvelles attaques contre le CNU, l’HDR, l’agrégation !
La LPR disposait dès sa première rédaction que les « professeurs juniors » en contrat sur les « chaires » à eux destinées par les établissements pourront être recrutés dans le corps des professeurs sans qualification ni HDR.
On s’en souvient, c’est un amendement sénatorial qui a introduit la suppression de la qualification par les sections du CNU pour accéder aux postes de professeurs des universités. Mais le Ministère apporte toute sa caution à cette disposition, comme le montre le projet de décret d’application qu’il a présenté aux organisations syndicales. Faute de pouvoir faire disparaître le terme de qualification de toutes ses occurrences législatives et réglementaires, le décret en vient à désigner les MCF titulaires comme étant « réputés qualifiés » !
Dans le sillage de la LPR (chap. 1)
Des décrets qui orchestrent de nouvelles attaques !
La LPR ne bouleverse pas seulement toutes les structures et les emplois futurs de la recherche (en les disloquant les premières et contractualisant les seconds), elle comporte aussi des dispositions modifiant les situations des contractuels et les statuts des universitaires et chercheurs déjà recrutés.
D’ores-et-déjà, il est possible de tirer quelques enseignements des réunions de présentation de ce que le Ministère présente comme des « décrets d’application ». Comme on le verra, ils vont bien au-delà de la seule application de la LPR.



