Le Bac doit demeurer le 1er grade universitaire, avec des épreuves nationales, terminales, anonymes !
Après Parcoursup, le parcours du combattant est prolongé, en particulier avec la plate-forme « trouvermonmaster.gouv.fr », par lequel le Ministère voudrait imposer à l’échelle nationale la gestion de « capacités d’accueil », c’est-à-dire restreindre encore l’accès en master (voir notre communiqué à ce sujet ici).
De plus le président de la République a annoncé dans un discours vouloir ajouter à l’arbitraire des algorithmes, CV, lettres de motivation ou de recommandation un arbitraire encore plus brutal, celui de l’argent. C’est la marche forcée à la privatisation de l’Université.
Plate-forme « trouvermonmaster.gouv.fr » : un nouveau « Parcoursup » pour accompagner la pénurie
597 089 jeunes ont décroché leur bac l’année dernière. 488 071 ont accepté une proposition de Parcoursup : 109 018 bacheliers n’ont donc pas, en 2021, intégré l’enseignement supérieur par ce biais. Parmi eux 34 503 se sont inscrits sur Parcoursup et n’ont reçu aucune proposition d’affectation. 34 597 ont reçu des propositions mais ne les ont pas acceptées.
Difficile de deviner ce qui se trouve derrière chacune de ces situations individuelles : découragement devant la complexité de la procédure, admission dans une des formations de plus en plus rares qui ne sont pas inscrites sur Parcoursup, abandon suite à un manque légitime de confiance dans la capacité de la commission rectorale (CAES) de fournir une proposition correspondant un tant soit peu aux souhaits… Une chose est certaine : Parcoursup n’a apporté aucune solution qui réponde aux attentes, même de manière imparfaite, pour près d’un bachelier sur cinq. Et, parmi ceux-là, combien ont juste abandonné leur droit à poursuivre des études dans l’enseignement supérieur ? C’est un chiffre que le Ministère ne communiquera pas.
Discours de Macron à la CPU : une bombe à fragmentation contre les étudiants, les personnels, les missions et les établissements !
Devant le congrès de la Conférence des présidents d’université (CPU) le président de la République, Emmanuel Macron, a fait, comme on pouvait s’y attendre, la publicité mensongère du bilan de son quinquennat. On se bornera à ce sujet à rappeler que les recrutements de professeurs des universités et de maîtres de conférences continuent, d’après des chiffres très officiels, leur chute libre ; que les effectifs des personnels BIATSS, contractuels compris, stagnent, ceci alors que l’université a dû accueillir pendant son quinquennat environ 100 000 étudiants supplémentaires. Et, comme tous les fonctionnaires, ces personnels de toutes catégories ont connu une perte de pouvoir d’achat de plus de 22% depuis 2010, perte que la politique Macron a encore accrue.
LE 27 JANVIER, TOUTES ET TOUS DANS LA GREVE ET LES
MANIFESTATIONS INTERPROFESSIONNELLES !
POUR LA DÉFENSE DU SERVICE PUBLIC DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE
POUR L'AMELIORATION DE NOS SALAIRES, DE NOS CONDITIONS DE TRAVAIL ET D’ÉTUDES
POUR EN FINIR AVEC LA PRÉCARITÉ
Nouvelle année sous Covid, nouvelles attaques contre les droits des personnels et des étudiants !
Non au télétravail imposé !
Une circulaire de la ministre de la fonction publique publiée entre Noël et le jour de l’An enjoint, pour tous les personnels potentiellement concernés par le télétravail (dont ne font pas partie les enseignants), trois jours hebdomadaires de télétravail au minimum.
Cette circulaire méconnaît donc les conditions concrètes de travail dans les universités. Au sortir d’une période de vacances et de fermeture officielle des locaux, il est en effet strictement impossible pour les services administratifs d’organiser une telle évolution pour la rentrée.



